We Are Church Intl.

Synod on the Family

FHEDLES - Communiqué du 20/12/2013 concernant le questionnaire du Vatican sur la famille

Nous nous réjouissons

FHEDLES se réjouit de la consultation des évêques du monde entier en vue du synode sur la famille. Notre association se réjouit de cette mise en valeur de la communion des Eglises et de la possibilité donnée à tous les fidèles de contribuer à la réflexion sur ce qui les concerne au premier chef, y compris sur des sujets qui jusqu’à présent étaient censurés par Rome dans les synodes locaux. FHEDLES se réjouit aussi de la plus grande attention pastorale aux familles telles qu’elles sont, à l’insistance sur la miséricorde de Dieu. Cette disposition d’esprit est une bouffée d’air par rapport à la tentation cléricale de taire la réalité pour ne pas la cautionner, de défendre des « valeurs » plutôt que des personnes concrètes, ou de ressasser la norme et l’idéal comme si la « saine doctrine » ouvrait les cœurs au Christ.

 

Mais…

Nous regrettons toutefois le peu de temps laissé à la réflexion collective, qui ne nous permet de répondre que brièvement à chacune des questions (cf. document plus bas).

Surtout, nous souhaitons mettre en lumière deux aspects importants qui nous semblent avoir été négligés alors qu’ils sont peut-être la nouveauté primordiale de Jésus concernant la compréhension et la vie des familles : la primauté de la personne dans l’accueil de la foi et l’égalité femmes-hommes.

 

1. La seule « famille chrétienne » c’est l’Église.

Le but de Jésus est-il de préserver LA famille traditionnelle par rapport aux « situations inédites » ? Est-il de faire de la famille le lieu privilégié de la transmission de la foi ?

L’introduction du questionnaire mentionne des « références essentielles » dans l’Evangile qui montrent le prix accordé par Jésus à la famille. D’autres paroles et actes de Jésus ont été négligés qui nous paraissent pourtant plus significatifs de la nouveauté apportée par Jésus concernant la famille. Jésus ne parle pas de la famille sinon pour en subvertir le sens mondain, pour en remettre en cause les rapports de pouvoir et pour l’ouvrir à plus grande qu’elle.

D’abord la notion d’Église domestique n’apparait nulle part chez Jésus. La famille n’est pas en tant que telle le lieu de l’accueil de la foi :

La foule était assise autour de lui. On lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont dehors ; ils te cherchent. » Il leur répond : « Qui sont ma mère et mes frères ? » Et, parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère. (Marc 3, 32-35, Traduction Œcuménique de la Bible)

Or comme il disait cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : « Heureuse celle qui t’a porté et allaité ! » Mais lui, il dit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’observent ! »(Luc 11, 27-28, Traduction Œcuménique de la Bible)

Dans le même esprit, la famille n’est pas le sujet de la foi et il n’y a pas plus de « famille chrétienne »qu’il n’y a de « France catholique ». Jésus convertit les personnes. La foi requière d’un saint François d’Assise de refuser l’héritage de son père et de quitter jusqu’à ses vêtements pour se présenter nu dans l’Eglise de Dieu.

« C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! C’est un baptême que j’ai à recevoir, et comme cela me pèse jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que ce soit la paix que je suis venu mettre sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais, s’il y a cinq personnes dans une maison, elles seront divisées : trois contre deux et deux contre trois. On se divisera père contre fils et fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle-mère contre belle-fille et belle-fille contre belle-mère. » (Luc 12, 49-53, T.O.B.)

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. (Luc 14, 25-26, T.O.B.)

Jésus appelle à une nouvelle famille humaine dans laquelle il n’y a plus ni père ni mère mais seulement des frères et sœurs vivant du commandement « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Les rapports de pouvoir (y compris religieux) sont récusés et le témoignage personnel préféré à la « transmission » d’un patrimoine de la foi.

« Pour vous, ne vous faites pas appeler “Maître”, car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre “Père”, car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. Ne vous faites pas non plus appeler “Docteurs”, car vous n’avez qu’un seul Docteur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. » (Matthieu 23, 8-12)

 

2. L’égalité femmes-hommes pour convertir la famille et témoigner de Jésus libérateur

Cette exigence de conversion des rapports humains dans l’Eglise comme famille d’égaux rejaillit sur la conception de la cellule familiale appelée à une conversion. C’est dans ce contexte que prend sens l’unique commandement de Jésus sur le mariage (Marc 10, 2-12), mentionné dans l’introduction du questionnaire.« Des Pharisiens s’avancèrent et, pour lui tendre un piège, ils lui demandaient s’il est permis à un homme de répudier sa femme. » Jésus leur répond, en s’appuyant sur la Genèse : « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a uni. »

Le seul commandement de Jésus concernant le mariage rétablit donc l’égalité entre femmes et hommes. Or c’est pourtant le grand point aveugle du questionnaire qui nous est adressé. Aucune question ne porte sur le sujet.

Il y aurait pourtant bien des questions à poser sur ce qu’on entend par une conversion évangélique des rapports de couple et sur la situation de l’égalité femme-homme dans les couples chrétiens. Les couples sont-ils un témoignage en ce sens ? Les y encourage-t-on dans la pastorale du mariage ou bien le discours omniprésent sur la différence des sexes y met-il un frein ? Quelles réponses sont apportées aux violences masculines[1] ? A l’oppression et à l’exploitation des femmes et des filles dans la famille (légalement et/ou de fait) ? A la dépendance économique des femmes ? Comment explique-t-on que les femmes, gagnant en France 27 % de moins que les hommes, soient pourtant très majoritairement celles qui demandent le divorce[2] ?

L’image de Jésus comme époux de l’Eglise, qui n’a servi jusqu’ici qu’à exclure les femmes des ministères ordonnés, nous parait pourtant recéler un potentiel subversif des rapports de pouvoir. Être un époux dans la culture antique c’est subordonner une femme par le mariage. En renonçant à tous droits sur l’humanité et en se livrant à elle jusqu’à mourir de sa main, Jésus convertit la figure de l’époux comme il convertit la figure du Messie. Epoux sans prérogatives, sans domination, Jésus l’est de manière opposée à celle dont Adam est époux depuis le péché [« Le désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Gn 3,16)]. C’est pourquoi le sexe mâle de Jésus ne saurait être survalorisé dans la théologie. Et n’est-ce pas ce que comprend l’Eglise dans le sacrement de mariage ?  Le fiancé n’est pas seul ministre du sacrement : l’homme et la femme sont tous deux également ministres de leur mariage au nom du Christ “époux”.

Oui, Jésus refuse toute discrimination envers les femmes de son entourage : étrangères, marginalisées, pécheresses… Il va même jusqu’à confier aux femmes la toute première annonce de sa résurrection. Nous aimerions que l’enseignement et la pastorale de l’Église catholique soit toujours à cette hauteur-là. Alors seulement elle témoigne que Jésus est libérateur.

FHEDLES, 20 décembre 2013

Ci-dessous nos brèves réponses au questionnaire lui-même. Nous approfondirons certaines réponses dans les mois qui viennent.

[2] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213603-divorce-pourquoi-la-decision-vient-le-plus-souvent-des-femmes.html

Brèves réponses de FHEDLES au questionnaire préparatoire du synode sur la famille

 

 

1. Sur la diffusion des Saintes Écritures et du Magistère de l’Église concernant la famille

 

a) Quelle est la connaissance réelle des enseignements de la Bible, de Gaudium et spes, de Familiaris consortio et des autres documents du Magistère postconciliaire sur la valeur de la famille selon l’Église catholique? Comment nos fidèles sont-ils formés à la vie familiale selon l’enseignement de l’Église?

b) Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il intégralement accepté? Est-ce que des difficultés se vérifient dans sa mise en pratique? Lesquelles?

c) Comment l’enseignement de l’Église est-il dispensé dans le cadre des programmes pastoraux au niveau national, diocésain et paroissial? Quelle est la catéchèse sur la famille?

d) Dans quelle mesure – et en particulier sur quels aspects – cet enseignement est-il réellement connu, accepté, refusé et/ou critiqué dans les milieux extra ecclésiaux? Quels sont les facteurs culturels qui empêchent la pleine réception de l’enseignement de l’Église sur la famille?

a)   Ces textes sont généralement d’une approche difficile. Ils sont peu lus. Beaucoup s’en désintéressent. Les quelques fidèles qui travaillent sur la bible y trouvent parfois des approches différentes de celles des textes magistériels.

b)   Non, il n’est pas accepté. Voir : le nombre de divorces, la pratique des différentes formes de  contraception, la cohabitation avant mariage et hors mariage, les avortements dans les cas douloureux (très jeune âge, viol…).

c)    L’enseignement est sous forme d’interdictions et de condamnation. Certains clercs évitent de rentrer dans ce jeu et s’abstiennent d’en parler.

d)   Quand il est connu, l’enseignement de l’Eglise est critiqué. Un des facteurs culturels est l’autonomie des personnes et des familles. Elles n’acceptent plus qu’on leur dicte une conduite dans un domaine lié à l’intimité. La conscience personnelle s’est éveillée ainsi que la responsabilité qu’on a de ses actes et comportements.

 

2. Sur le mariage selon la loi naturelle

 

a) Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, éducatif et académique, qu’au niveau populaire? Quelles conceptions de l’anthropologie sont à la base de ce débat sur le fondement  naturel de la famille?

b) La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?

c) Comment, en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?

d) Si des baptisés non pratiquants ou ceux qui se déclarent non-croyants demandent la célébration du mariage, comment affronter les défis pastoraux qui en découlent?

a)   L’anthropologie actuelle est sortie du « tout naturel ». Elle soutient que l’être humain est un être de culture donc un être de progrès. Le modèle familial, dit naturel, un père, une mère, des enfants, est loin d’être un modèle unique ; il ne se vérifie ni dans le temps ni dans l’espace.

b)   Cette notion de loi naturelle n’est pas davantage acceptée par les croyants que par les non-croyants.

c)    Les hommes et les  femmes d’aujourd’hui se mettent ensemble, non pas d’abord pour fonder  une famille, mais parce qu’ils s’aiment. Leur fécondité maîtrisée leur permettra d’avoir un enfant quand ils le jugeront pertinent. Il n’est plus possible de proposer cette loi ni dans les institutions civiles, ni dans les institutions ecclésiales.

d)   Il y a dans l’amour humain une dimension qui dépasse l’humain. C’est la perception de cette dimension qui pousse même des non pratiquants ou non croyants à demander à l’Église un symbole signifiant. Après avoir avec eux approfondi leur demande, leur proposer un signe.

 

3. La pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation

 

a) Durant ces dernières dizaines d’années, quelles sont les expériences nées concernant la préparation au mariage? Comment a-t-on cherché à stimuler le devoir d’évangélisation des époux et de la famille? Comment promouvoir la conscience de la famille comme « Église domestique »?

b) Êtes-vous parvenus à proposer des styles de prière en famille qui réussissent à résister à la complexité de la vie et de la culture actuelle?

c) Dans la situation actuelle de crise entre les générations, comment les familles chrétiennes ont-elles su réaliser leur vocation propre de transmission de la foi?

d) De quelle manière les Églises locales et les mouvements de spiritualité familiale ont-ils su créer des parcours pouvant servir d’exemple?

e) Quel est l’apport spécifique que les couples et les familles ont réussi à donner quant à la diffusion d’une vision intégrale du couple et de la famille chrétienne qui soit crédible aujourd’hui ?

f) Quelle attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise ?

a)     Les préparations au mariage négligent trop souvent une formation à l’égalité entre les membres du couple. Le beau terme d’ « Eglise domestique » n’a pas la plénitude que lui donnait St Paul. Peut-on imaginer qu’à l’occasion d’une fête familiale ou d’une réunion de quartier le maître ou la maîtresse de  maison reproduise le geste de partage inauguré par Jésus ?

b)     C’est difficile, mais certains y parviennent.

c)      La foi ne se transmet pas comme un héritage.  Les jeunes ont leur propre approche, qui peut donner l’impression d’un éloignement des rites, mais qui ne manque par pour autant de profondeur.

d)     Ces mouvements paraissent souvent se référer à une image passée de la famille.

e)     Nous ne savons pas.

f)      Les préparations au mariage, mais un accompagnement insuffisant pour les couples en crise.

 

4. Sur la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales difficiles

 

a) Le concubinage est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière ? ad experimentum. À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement?

b) Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile? Y a-t-il des données statistiques sûres ?

c) Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés?

d) Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière ? Ils en sont conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence ? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements ?

e) Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation ? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements ?

f) La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées ? Si oui, sous quelles formes ?

g) Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas? Comment cette activité pastorale se déroule-t-elle ? Existent-ils des programmes à ce propos au niveau diocésain et national ?

Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte ?

a)     Oui, réalité importante. Chiffres ?

b)     Oui. Chiffres ?

c)      Oui. Chiffres ? Programme d’accueil et écoute.

d)     Les baptisés qui sont restés dans l’Eglise souffrent énormément d’être invités au repas sans avoir le droit de manger.

e)     Ces personnes demandent une vrai réintégration et un vrai pardon.

f)      C’est parfois de l’hypocrisie. On ne peut gommer une tranche de vie surtout quand il y a eu des enfants.

g)     Ce n’est pas au point.

 

5. Sur les unions de personnes du même sexe

 

a) Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage ?

b) Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union ?

c) Quelle attention pastorale est-il possible d’avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d’unions ?

d) En cas d’unions entre personnes du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi ?

 

a)     Oui.

b)     Condamnation au mieux méfiance.

c)      Accueil en tant que couple. [Voir aussi nos positions sur l'ouverture du mariage civil : ici et .]

d)     Accueil pour les couples homosexuels à côté ou mieux avec les couples hétérosexuels, afin d’éviter une discrimination. Aucune discrimination non plus pour les enfants qui bénéficient de la même pastorale que les autres enfants.

 

6. Sur l’éducation des enfants au sein de situations de mariages irréguliers

 

a) Quelle est la proportion estimée de ces enfants et adolescents dans ces cas par rapport à celle d’enfants nés et élevés au sein de familles constituées selon les règles ?

b) Dans quel état d’esprit les parents s’adressent-ils à l’Église? Que demandent-ils? Uniquement les sacrements ou également la catéchèse ?

c) Comment les Églises particulières répondent-elles au besoin des parents de ces enfants pour leur offrir une éducation chrétienne ?

d) Comment la pratique sacramentelle se déroule-t-elle dans ces cas-là: préparation, administration et accompagnement du sacrement ?

 

a)b)c)d) Manque d’information. Les enfants ne sont pas responsables de la forme de mariage de leurs parents.

 

 

7. Sur l’ouverture des époux à la vie

 

a) Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’Humanae vitae sur la paternité responsable? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances? Du point de vue pastoral quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?

b) Cette doctrine morale est-elle acceptée? Quels sont les aspects les plus problématiques qui en rendent difficile l’acceptation par la plupart des couples?

c) Quelles méthodes naturelles sont promues par les Églises particulières pour aider les conjoints à mettre en pratique la doctrine d’Humanae vitae?

d) Quelle est l’expérience sur ce thème dans la pratique du sacrement de la réconciliation et dans la participation à l’Eucharistie?

e) Quels contrastes apparaissent-ils à ce propos entre la doctrine de l’Église et l’éducation civile?

f) Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité ? Comment favoriser la croissance des naissances ?

a)     Il vaut mieux laisser les chrétiens et chrétiennes dans l’ignorance des interdictions d’Humanae vitaeplutôt que de les culpabiliser et rendre leur vie sexuelle compliquée, ce qui les détourne de l’Eglise.

b)     Les restrictions concernant la contraception et la séparation peu compréhensible entre méthodes naturelles et  d’autres.

c)      Des méthodes contraignantes pour les femmes et manquant de fiabilité dans la pratique.

d)     Culpabilisation et éloignement des sacrements.

e)     L’éducation civile est plus ouverte que la doctrine de l’Eglise

f)      Faut-il promouvoir la natalité et favoriser la croissance des naissances ? Seul le couple est à même de juger le nombre d’enfants qu’il est apte à élever. La population  mondiale augmente de façon exponentielle. L’humanité est responsable de gérer son accroissement.

 

8. Sur le rapport entre la famille et la personne

 

a) Jésus-Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme: la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive?

b) Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ?

c) Dans quelle mesure les crises de foi que les personnes peuvent traverser ont-elles une incidence sur la vie familiale?

a)     Jésus ne s’est pas beaucoup servi de la famille pour révéler le mystère et la vocation de l’être humain (cf. notre communiqué)

b) Chaque fois qu’il y a des relations déséquilibrées entre  hommes et femmes ou parents et enfants : domination, hiérarchie… (cf. notre communiqué)

c) ?

 

 

9. Autres défis et propositions

 

À propos des thèmes traités dans ce questionnaire, y a-t-il d’autres défis et propositions que vous considérez comme urgents?

 

Quels sont les fondements bibliques de ce questionnaire ? L’égalité homme/femme dans le couple n’y est pas abordée et il ne s’interroge pas sur les raisons qui poussent les femmes  à demander majoritairement le divorce. Sur quel fondement évangélique repose la place mineure et dévalorisée, réservée à la femme dans l’Eglise catholique et dans les rôles reconnus comme siens dans la doctrine chrétienne du mariage ?  Or selon les Evangiles, Jésus se situe en rupture avec la culture de son temps et de sa société. Il refuse toute discrimination envers les femmes de son entourage : étrangères, marginalisées, pécheresses…Il va même jusqu’à confier aux femmes la toute première annonce de sa résurrection.

.

Alice Gombault

pour FHEDLES

Le  11 décembre 2013

Preliminary results of Irish survey published

 

We hear from the Association of Catholic Priests in Ireland:

 

The ACP closed its questionnaire on the topics for the Synod on the Family on Sunday night, December 15th. Exactly 1,562 people filled it out: “We are thankful to you, for your interest and concern for the Church” said the ACP leadership, “We are publishing here the results of part of the questionnaire, the questions that were answered by a simple tick in a box.”

 

The other questions, the open-ended ones, will take some time to collate.

 

» Synod Survey Initial Results (a PDF, 54 pages)

 

An Open Letter from the Australian Catholic Coalition for Church Renewal (ACCCR) to Pope Francis and the Synod Secretariat

  

An Open Letter from the Australian Catholic Coalition for Church Renewal (ACCCR) to Pope Francis and the Synod Secretariat

 

Dear Pope Francis and Archbishop Baldisseri,

  

Firstly we want to thank Pope Francis sincerely for trusting us and giving us as members of the people of God a chance to participate in preparations for the Synod. We appreciate that the pope takes the sensus fidelium, the faith discernment of the people seriously, and that he has asked difficult questions, questions that many in the hierarchy still find difficult to confront. You speak from the heart, Pope Francis; we shall try to do the same.

 

Before responding to your invitation we need to say that there is a fundamental, unavoidable context that is basic to any response from Australian Catholics to the Synod’s questions. That context is the child sexual abuse crisis. The Synod cannot lose sight of the fact that it is the hierarchy that has broken trust and failed so many Catholic families in such an appalling way. Because of the complete failure of our bishops to respond to this crisis truthfully and effectively, Catholics and the public generally find it extraordinarily difficult to take seriously anything that the hierarchical church says about relationships, family, gender, and sexuality.

 

In Australia the evidence is overwhelming that bishops failed to act to protect the most innocent and vulnerable from predator priests, and the local episcopate is only now beginning to face up to its responsibility under severe pressure from secular authorities. The Catholic Church in Australia is reeling from the findings of a Victorian State Government investigation into the sexual abuse of children by Catho lic priests. That report noted that neither Cardinal Pell of Sydney nor Archbishop Hart of Melbourne, when called to defend the failure of the Church’s leadership gave any indication that they recognised that there is something much deeper at issue: the need for structural and cultural change in the governance of the Catholic Church.

 

Thus it seems to many Catholics that the Synod questionnaire could be interpreted as a distraction taking up everyone’s time examining the laity’s compliance with the hierarchy’s authoritarian rules as though this is the problem. Instead we, as the people of God, should be examining the Church’s governance structures, particularly around optional celibacy and women and men in ministry, because these are the only changes that will correct the destructive culture that clericalism and its exclusion of women have produced. It is unsustainable to avoid the injustice of not treating men and women equally, even regarding priestly ordination. As long as this continues the ‘justice’ of the Church’s other teachings will not be accepted. We all look forward to the time when the hierarchy recognizes the signs of the times and puts its energy into ensuring that the faithful have proper access to Christ’s teachings of love, equality and justice.

 

The Synod must understand that any consideration of family and relational ethics that fails to take this context into account will not comprehend the level of cynicism about the hierarchical church among Catholics and the broader community. Also many Catholics are aware that the Australian bishops have no experience of actual family life. As celibates with secure board, lodging and a modest but guaranteed income, they simply don’t experience the trials, tribulations, demands and costs involved in raising and educating children, living in an intimate marital relationship and of earning a living in an uncertain job market. In this context many find it difficult to believe anything that the hierarchy says about family, gender, marriage or sexuality.

 

We have to say that this impression is re-enforced by the Synod’s Preparatory Document (PD). It is written in clumsy Vatican rhetoric that sounds awkward and pretentious when translated into English. There is another underlying problem with the PD: nowhere does the document define what it means by ‘family’. There is no recognition that the way in which  humans  have  related  intimately  to  each  other  and  formed  basic  communities throughout history has varied enormously. People have lived in clans, tribes, extended or patriarchical families, polygamous groupings, monastic and religious communities, and one on one marriage – and all have claimed to be ‘families’.

 

Historically none of these groupings are normative. The way traditional pre-European settlement Australian Aborigines lived and reared children was completely different to the way modern Australians live, just as Cro-Magnon groupings in Europe were totally different to the way in which modern Europeans relate and bring-up children. Thus to generalise about ‘family’ is to drain the word of any real meaning. The PD seems to assume (although it doesn’t clarify this anywhere) that throughout history there has been a ‘thing’ called ‘family’ and that the church knows what this is. It seems to assume that something like the modern nuclear family is normative even though this model is no older t han the mid-nineteenth century.

 

We will turn now to the question headings of the PD and comment on several of them individually.

 

The Diffusion of the Teachings on the  Family in Sacred Scripture and the Church’s Magisterium

  

We would simply respond that the New Testament, understood in a generalized sense, is a genuine source to guide modern family life. Clearly the New Testament teaching on love, forgiveness, sacrifice of self, care for others, justice and reconciliation are eminently relevant to society and family life. Christians know these teachings and take them seriously. However, the large majority of especially younger Catholics in Australia would never have heard of Vatican II’s Gaudium et spes, let alone Familiaris consortio, or other documents of the papal magisterium. If, perchance, they had heard of them they would find them largely irrelevant. Families can best be supported by a practice of faith that focuses on Jesus teachings of love and justice, kindness and respect, consistent with the best values of Australian society.

 

Here,  parenthetically,  it  is  worth  noting  that  speaking  of  the  bible,  a  conciliar document and papal or magisterial pronouncements together as though they were theologically  equivalent  is  very  questionable.  The  bible  is  an  unquestioned  source  of revelation for the church, the document of an ecumenical council must be taken as part of church  teaching,  whereas  a  so-called  apostolic  constitution  is  of  minor  authority.  It  is precisely these kinds of outdated  and  authoritarian statements on issues associated  with human sexuality and marriage that have alienated Catholics who yearn for an inclusive practice of faith.

 

Marriage According to the Natural Law

 

‘Natural law’ is a very problematic term, so why use it?  Most Catholics are guided by their conscience and this has been a major tenet of Catholic faith and practice for centuries. The term ‘natural law’ is meaningless to most people today. People don’t understand it because it is too broad and it is applied in the PD as if the world were static and natural law was normative always and everywhere. That doesn’t mean that our contemporaries don’t think that nature is wonderful and they know it operates according to its o wn laws; without that science would be impossible. But people also know that nature is the product of evolution; that is, it is constantly changing. It is creative and inventive. We live in an evolving universe, not a static universe.

 

The source of natural law theory within Catholicism is Saint Thomas Aquinas. He is actually rather cautious in his approach to natural law. He treats it in the Prima Secundae of the Summa Theologica (at questions 90-94). He says that it is an aspect of divine providence and is the way in which an individual participates in the eternal law. For him the natural law is the application of the eternal law to the principles of practical behaviour. It is knowable by all and is binding on all. That made eminent sense in the medieval world. Aquinas, however, is cautious when applying those general principles to specific times, people, circumstances and places. He says ‘Consequently we must say that the natural law, as to general principles, is the same for all’ (1a IIae, 94, a4). It was only in the nineteenth century that the Neo- Scholastic theologians began applying the natural law to the most specific of circumstances including gender and sexuality.

 

Today we live in a more fluid universe and are far more circumspect in applying such generalised concepts as natural law to the specific circumstances of how we arrange our lives and intimate relationships. Most Catholics today simply don’t accept that the natural law somehow pre-determines that the only ‘natural’ union possible for humankind is that between a man and a woman. They are more concerned about love: do people love each other? It doesn’t matter if they are of the same gender. The natural law doesn’t enter into their considerations. So we feel that this kind of application of the natural law to the most specific of circumstances is not justified. Instead of looking to generalised principles, the church needs to refer to the experience of the faithful.

  

The Pastoral Care of the Family in Evangelization

 

The greatest thing the Church can do for families and Catholic evangelisation is to drop its authoritarian  stances  on  mixed  marriage,  divorced  and  remarried  Catholics,  same  sex relations and contraception, and make a genuine effort to make Jesus’ message of love and justice relevant to today’s world. Then the world will know we are Christians by our love and God will be our judge.

 

We also need to recognize that the collapse in Mass attendance especially among young families and their school-age children is widespread. Many Catholics now describe themselves as ‘Cultural Catholics’, still proud to belong to a theological tradition which has guided their consciences and enriched their lives; they send their children to Catholic schools at considerable expense to themselves, but still feel compromised by and disassociated from a practice of faith that they yearn for and see as life giving. They are further alienated by the current governance of the local Church which they see as very un-Australian and undemocratic. Historically the Church, in spreading the Good News of the Kingdom, has always engaged with the communities around her in ways which included the best values of those peoples. Unless the Church does this, as Saint Paul clearly realised, it cannot communicate effectively with people, be they Catholic or secular.

 

Pope Benedict XVI at Regensburg acknowledged that ‘The best of Greek values are an integral part of the Christian faith.’ Here in Australia the failure of the Church to realise that ‘The Best of Australian values are an Integral part of the Catholic Faith’ has been a major factor in alienating young families from the Church.

 

The Openness of Married Couples to Life

 

Certainly some parts of the church’s teaching on the family are well known, even notorious. The papal teaching on contraception, for instance, is extremely well known and not accepted by Catholics of fertile age. In Australia Catholic fertility is 0.5% below national fertility which clearly indicates that Catholics have simply not ‘received’ the papal teaching. The great English theologian Cardinal John Henry Newman argued that the belief of the laity must be taken into account in the development of doctrine. Evidence from across the world indicates that the rejection of the papal teaching on contraception is widespread. Birth rates in Catholic  countries  like  Italy  (1.41),  Poland  (1.32),  Croatia  (1.45)  and  Lithuania  (1.28) indicate that Catholics in these countries also ignore Humanae vitae. So when the PD asks: ‘Is this moral teaching accepted’ the obvious answer is ‘No’. The theological consequence of that is that a teaching that is not accepted by the sensus fidelium cannot be construed as church teaching.

 

The role of the magisterium is to articulate the ‘belief of the Church’. To ascertain that popes need to be listening to bishops, bishops need to be listening to priests, theologians and laypeople. That hasn’t happened for many centuries now. All too often issues such as contraception, the primacy of conscience, the moral principle of the lesser of two evils, the ordination of women cannot be discussed in Church controlled media outlets and forums.  As a consequence Catholics consider that some of the directives emanating from Rome are so out of touch with the beliefs of the Church that the ‘Magisterium’ as a source of sound doctrine has little credibility.

 

In light of the falling birth rates noted above the PD goes on to make the extraordinary and  irresponsible statement: ‘How can an increase in births be promoted?’ It  is not the church’s responsibility to reverse falling populations. The assumption seems to be that high birth rates are desirable, but no theological reason is forthcoming to support this. Has the PD never heard of world over-population? Such statements are morally irresponsible in light of the fact that the majority of the human race is condemned to poverty and vast swathes of the world environment are destroyed as a result of too many people. One of our respondents commented: ‘I simply don’t understand how any intelligent person in this day and age would be promoting an increase in the birth rate as a method of evangelisation. That the Vatican does so indicates how it has irresponsibly neglected to recognise the sign of the times and engage in spreading Jesus teachings in our world.’

 

Most Australian Catholics are convinced that the hierarchy’s place in Christian marriage is to encourage and offer support through Jesus’ message of love, equality, forgiveness, and respect for all family members, however the family is constructed, traditionally or otherwise. It  is not the hierarchy’s place to enter into the intimacy of a couple’s married life with rules about contraception and sexual practices. Presumably bishops have no experience of such matters. They need only to emphasis Jesus message of kindness and respect for God’s gift of human sexuality.

 

Other Challenges and Proposals

 

We have to recognize that just as orthodoxy (theology and church teaching) have developed over the course of church history, so has orthopraxis, the way we live the Christian life. We must recover the teaching that the Holy Spirit speaks in the experience of the faithful as well as through church teaching. In many of the practical moral issues centring on the family it is laypeople who are leading the way and perhaps the hierarchy need to listen humbly to the people of God. So rather than static, definitive ‘church teaching on the family’ as the PD says, we need to be open to the world around us and following Jesus carefully ‘interpret the signs of the times’ (Matt 16:4), a theme often taken up by Pope John XXIII.  The world has much to teach us. As Pope Francis himself has emphasized God’s salvation is always present to us and Aquinas says that God’s grace completely pervades the entire created cosmos and the world is, in a literal sense, a sacrament of the presence of God, a ‘mysterious infinity’ where the Transcendent can be discovered.

In conclusion we  believe that  if the Church  is  going  to  be able to  offer  sound guidance on family values, there has to be the kind of regular consultation at the diocesan level which Pope Francis has initiated at the international level. His example is the first step for a pastoral renewal of Catholicism which will enable it to communicate with the people of Australia, be they believers or not. If the Church is to recover its evangelizing energy and once again reflect the gentleness, mercy and forgiveness that, as Saint Paul say ‘shines in the face of Christ’ (II Cor 4:6) it is going to need root and branch reform. The crisis that we face as Australian Catholics and members of the universal Church is a crisis of leadership which will only be solved when the hierarchy learn to consult the faithful on everything to do with faith.

 

This is what papal teaching calls ‘subsidiarity’. Pope Francis, in Evangelii Gaudium, says bluntly: ‘Nor do I believe that the papal magisterium should be expected to offer a definitive or complete word on every question which affects the Church and the world. It is not advisable for the Pope to take the place of local Bishops in the discernment of every issue which arises in their territory. In this sense, I am conscious of the need to promote a sound “decentralization”’ (Evangelii Gaudium, 16). The hierarchy need a similar humility. They, like the pope, need to consult the people. Again, thank you Pope Francis for the chance to speak to you and to the bishops.

 

Yours respectfully,

 

Marilyn  Hatton and  Paul Collins  for  An  Australian Catholic Coalition  for Church Renewal

including the following Church renewal groups:

Women and the Australian Church (WATAC)

Catholics for Ministry

Catholics for Renewal

Aggiornamento Friendship Group,

Inclusive Catholics

 

And the following Australian Catholics:

Moira and Tom Hayes

Margaret and Peter Zillman

Vivien Arnold and Lindsay Roe

Catherine and Peter Bearsley

Sister Helen Carboon, PVBM

Anne Connolly

Sister Betty McMahon, RSCJ

Ann Nugent

Fran Black

Monica and Andrew Phelan

Moira Coombs

Jacquie Preiss

Brian McKittrick

Joceyln MacLean

Dr Anne O’Brien

Patrick Durack

Moira and Denis Fitzsimon

David Rushton

Annemarie Davies

Marie Hall

Dr Jane Anderson

Marian Oxenburgh

Helen Oxenburgh-Lowe

Father Paschal Kearney, CSSP

Deacon Brian Sykes

Liam Hannon

Adrian Downes

Michael Buswell

Kathleen Short

Lucia and Peter Keightley

Louis Hebrard

John Collins

Terry Curtin

Vivien Williams

Peter Beeson

Margaret and Frank Purcell

Sister Cecilia Merrigan, CSB

Charles and Angela Griss

Father Greg Reynolds

Peter Johnstone

Dr Marie Fels

Robert M. Fels